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Pour que la République reconnaisse l’engagement écologique

Créons l’ordre du Mérite écologique

Une pétition déposée à l’Assemblée nationale demande la création de cette distinction, pour reconnaître un engagement long, discret et déterminant. Elle a besoin de votre signature.

Reconnaître aujourd’hui
ceux qui agissent durablement

La barrette du ruban proposé, bleue sur les bords et verte au centre avec deux filets blancs, posée sur une pierre sous des branches de laurier.
Une femme reçoit une décoration épinglée à son revers, devant une assistance qui applaudit.

Le projet

Un ordre du Mérite écologique

La pétition demande la création d’un ordre du Mérite écologique, destiné à récompenser les mérites distingués acquis dans la protection de l’environnement, la préservation de la biodiversité, la lutte contre le changement climatique et l’adaptation à ses effets, ou l’usage économe des ressources naturelles - dans une fonction publique, dans une activité professionnelle privée comme dans un engagement associatif ou bénévole.

En savoir plus sur la démarche

Une décoration coûte presque rien et dit beaucoup. C’est l’un des rares instruments dont dispose la puissance publique pour agir sur ce qu’une société estime, sans dépense ni contrainte.

De 1802 à aujourd’hui

Une République distingue ce qu’elle veut voir se multiplier.

Chaque grande transformation française a reçu son ruban.

  1. 1802 Légion d’honneur
  2. 1808 Palmes académiques
  3. 1883 Mérite agricole
  4. 1930 Mérite maritime
  5. 1957 Arts et Lettres
  6. 1963 Ordre national du Mérite

Rubans reproduits d’après leurs descriptions officielles.

Ruban de soie à trois couleurs, vert au centre, bleu sur les bords, séparés par deux filets blancs.
Le vert au centre, pour le vivant et pour la terre - couleur du Mérite agricole, dont cet ordre prolonge l’intention. Le bleu des bords, pour l’eau, des rivières aux façades maritimes. Les deux filets blancs, pour l’air et pour les glaciers, ce qui se raréfie et ce qui fond. Le décret fixera le ruban définitif : celui‑ci est une proposition.

Quatre principes

  • Cinq années d’engagement, contre dix pour l’ordre national du Mérite.

    L’engagement écologique est souvent porté par des personnes jeunes. Leur action mérite d’être reconnue avant une décennie.

  • Un quart des nominations réservé à l’initiative citoyenne.

    La procédure permettant à cinquante citoyens de proposer une candidature existe depuis 2008 et demeure peu employée. C’est le meilleur moyen d’atteindre celles et ceux qu’aucune hiérarchie ne proposera jamais.

  • Une distinction qui peut être retirée.

    Le retrait serait encouru comme peine complémentaire par les personnes condamnées pour les atteintes les plus graves à l’environnement, et prononcé par le juge. Une décoration écologique que conserverait une personne condamnée pour avoir gravement dégradé les milieux naturels se disqualifierait d’elle-même.

  • Une distinction sans charge pour les finances publiques.

    L’ordre comporterait un traitement nul, les insignes demeureraient à la charge des récipiendaires selon la règle applicable aux ordres nationaux, et son administration serait assurée à moyens constants par la grande chancellerie de la Légion d’honneur.

Qui serait distingué

Cet engagement est partout, et il demeure invisible.

  • Gravure : une femme âgée, agenouillée en sous-bois parmi de jeunes plants tuteurés, note ses observations dans un carnet.

    La bénévole

    qui inventorie, plante et restaure depuis vingt ans dans une association de protection de la nature.

  • Gravure : un agent en gilet de sécurité, appuyé sur sa bêche, devant les jeunes arbres tuteurés qu’il vient de planter dans une cour d’école.

    L’agent territorial

    qui désimperméabilise une cour d’école ou renature une rivière.

  • Gravure : un agriculteur en salopette et casquette, accoudé à une barrière de bois, contemple son bocage vallonné au soleil levant.

    L’agriculteur

    qui prend le risque économique de changer de pratiques.

  • Gravure : une gestionnaire forestière, tablette sous le bras et mètre à la ceinture, marque le tronc d’un arbre dans une futaie.

    Le chercheur, la gestionnaire forestière

    dont les travaux portent leurs effets bien après la fin d’une carrière.

  • Gravure : un artisan en tablier répare un grille-pain ouvert sur son établi, devant un panneau d’outils.

    L’artisan

    de la réparation et du réemploi, qui prolonge la vie des objets un par un.

  • Gravure : une maire ceinte de son écharpe tricolore devant la mairie, sur une place où des employés plantent de jeunes arbres.

    La maire

    qui renature une place et plante des arbres devant l’école.

  • Gravure : une entrepreneure en casque et blouse, tablette en main, règle une vanne sur les canalisations de son usine.

    L’entrepreneure

    qui repense un procédé industriel pour économiser l’eau.

  • Gravure : une juriste en robe, dans un fauteuil roulant, plaide un dossier ouvert sur les genoux dans une salle d’audience.

    La juriste

    qui défend un cours d’eau devant le tribunal.

  • Gravure : un enseignant accroupi au bord d’une mare montre une plante à ses élèves, carnets et épuisettes en main.

    L’enseignant

    qui emmène ses classes dehors toute l’année.

  • … et tous les autres, que cette liste ignore

Cette liste s’arrête ici par manque de place, jamais par manque de candidats.

Ce sont exactement les mérites qu’une distinction nationale existe pour rendre visibles.

La démarche

Une initiative citoyenne

J’ai passé quinze ans dans des cabinets politiques, à l’Assemblée nationale, à la Ville de Paris, à la Métropole du Grand Nancy. J’y ai vu ce que la puissance publique sait faire quand elle dispose de moyens, et ce qu’elle sait faire quand elle en manque. Une décoration appartient à cette seconde catégorie : elle ne coûte presque rien, et elle désigne publiquement les conduites qu’une nation tient pour exemplaires.

J’ai déposé cette pétition parce que l’engagement écologique mérite cette reconnaissance, et parce qu’elle est à portée de main. Cent mille signatures suffisent à la porter devant les députés.

Nicolas Goarant

Une proposition de loi d’appel accompagne cette pétition. La lire.

Questions fréquentes

« Faut-il créer un compte ? »

La signature passe par FranceConnect, avec les identifiants des impôts, de l’Assurance maladie ou de La Poste. Comptez deux minutes.

« Ma signature est-elle publique ? »

Le nom des signataires demeure connu de la seule Assemblée nationale.

« Que se passe-t-il à 100 000 signatures ? »

La pétition est mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, ce qui accroît sa visibilité. Son examen ne dépend pas de ce seuil : comme toute pétition, elle est renvoyée à la commission compétente, qui désigne un député-rapporteur. Sur sa proposition, la commission la classe ou l’examine ; dans ce cas, elle publie un rapport.

« Et à 500 000 ? »

Si les signataires résident dans au moins trente départements ou collectivités d’outre-mer, la Conférence des présidents peut inscrire à l’ordre du jour un débat en séance publique, sur proposition d’un président de commission ou de groupe. Ce débat porte sur le rapport de la commission : la pétition doit donc avoir été examinée.

« Qui porte cette pétition ? »

Un citoyen, à titre personnel. Ce site est indépendant de l’Assemblée nationale.

Kit de partage

Un visuel pour chaque réseau.

Quatre visuels aux dimensions exactes de chaque usage, à publier tels quels ou à imprimer.

À télécharger

Les visuels, libres d’usage

Ces images peuvent être reprises librement pour parler de la pétition, en ligne comme sur papier.

Ces visuels peuvent être repris librement dans le cadre d’une communication sur la pétition, avec l’adresse du site : www.merite-ecologique.fr

Le mérite écologique reste à inventer.

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